Comment les circuits courts participent-ils à la logistique urbaine durable ?
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• Enjeux
Visant à rapprocher le producteur du consommateur, le circuit court s’organise autour d’une organisation logistique généralement plus optimisée car efficiente en consommation d’énergie et en kilomètres parcourus grâce aux solutions d’optimisation qu’il permet de mettre en place.
Un circuit court est un mode de commercialisation des produits agricoles qui s'exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte à condition qu'il n'y ait qu'un seul intermédiaire. Il existe de nombreux canaux de distribution : la vente directe à la ferme et sur les marchés de plein vent, les points de vente collectifs, la livraison à domicile, la Restauration Hors Domicile (restauration collective), la vente en ligne, les consignes automatiques réfrigérées, les magasins de producteurs.
L’ÉCUEIL SÉMANTIQUE À ÉVITER
Le circuit court n’est donc pas synonyme de proximité physique entre le producteur d’une matière agricole et son consommateur final. En effet, le consommateur peut se trouver en Normandie et consommer des mandarines en « circuit court » venant de Corse, d’Espagne ou d’Italie. L’on retrouve cette dimension du « local » et de la proximité réelle dans la notion de « l’alimentation de proximité ».
LE CIRCUIT COURT ET LA LOGISTIQUE URBAINE DURABLE (LUD)
Puisqu’il repose sur un seul intermédiaire, au plus, le modèle logistique du circuit court s’inscrit dans une logique de logistique urbaine durable en ce qu’il est vecteur de solutions alternatives et moins consommatrices de ressources (foncières, énergétiques, matérielles). En effet, du micro-hub en espace rural comme solution de mutualisation de matériaux agricoles et de foncier pour du regroupement de la marchandise, jusqu’à un flux massifié et une tournée optimisée, le circuit court s’organise autour d’une logistique généralement plus optimisée car efficiente en consommation d’énergie et en kilomètres parcourus.