Existe-t-il des alternatives aux camionnettes en milieu urbain ?
FAQ• Acteurs
• Enjeux
Des alternatives aux camionnettes existent pour livrer le dernier kilomètre, elles peuvent concerner des véhicules, des modes ou des pratiques.
DÉFINITION D’UNE CAMIONNETTE
Une camionnette appartient à la catégorie des véhicules utilitaires légers (VUL). Elle est conçue pour le transport de marchandises et se caractérise par :
PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) : inférieur ou égal à 3,5 tonnes, ce qui permet une conduite avec un permis B.
Charge utile : généralement comprise entre 600 kg et 1 500 kg, selon le modèle.
Volume utile : de 3 m³ à 17 m³, couvrant une large gamme (petites fourgonnettes, fourgons compacts, grands fourgons). Ces véhicules sont très utilisés pour la livraison du dernier kilomètre en milieu urbain, car ils offrent flexibilité et capacité de chargement.
L’IMPACT DES CAMIONNETTES
Les camionnettes sont indispensables pour l’approvisionnement des villes, mais elles génèrent des impacts négatifs : Émissions de GES et polluants atmosphériques (CO₂, NOx, particules fines), congestion urbaine et occupation de l’espace public, ou encore nuisances sonores.
Le transport de marchandises en ville reste toutefois indispensable pour assurer l’approvisionnement des villes et répondre aux besoins quotidiens des habitants et des établissements économiques. Face à ces enjeux, plusieurs alternatives existent pour concilier logistique urbaine et qualité de vie.
LES ALTERNATIVES ENVISAGÉES
Trois grandes pistes d’évolution sont identifiées pour réduire l’impact des camionnettes en milieu urbain :
Changer le véhicule ou sa motorisation
Il s’agit de remplacer les camionnettes thermiques par des véhicules plus propres :
Des utilitaires légers électriques ou au carburant moins carboné que le diesel pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES),
Des véhicules moins émetteurs de particules fines, avec un meilleur classement « Crit’Air »
Le Certificat qualité de l’air (“Crit’Air”) est une vignette française apposée sur le pare-brise. Elle classifie les véhicules selon leurs émissions polluantes et comprend six catégories (0 à 5), ainsi qu’une catégorie pour les véhicules non classés.pour réduire la pollution atmosphériqueDes véhicules plus compacts pour réduire l’occupation de l’espace public
Ces solutions réduisent les émissions au sens large sans intervenir dans le mode de transport.
Changer de mode de transport
Des alternatives plus durables peuvent être envisagées :
Vélos-cargos ou triporteurs pour les livraisons du dernier kilomètre,
Transport fluvial ou ferroviaire pour les flux massifiés,
Navettes autonomes ou robotisées en phase d’expérimentation, plus avantageuses en termes d’occupation de l’espace public et plus sécurisés.
Ces modes permettent de reporter une partie des flux aujourd’hui opérés par des camionnettes thermiques et donc de décarboner ces flux tout en désengorgeant la voirie.
Changer les pratiques logistiques
L’organisation des livraisons peut être travaillée pour limiter les flux, elle peut concerner des pratiques telles que :
La mutualisation entre acteurs (groupement de livraisons),
La réorganisation des tournées pour optimiser les trajets,
La sous-traitance spécialisée pour le dernier kilomètre,
La formation RSE
responsabilité sociétale des entreprises. Cette démarche d’engagement volontaire aide les entreprises à améliorer leur performance globale en lien avec sept champs d’action sur des thématiques sociales, environnementales et économiques. Les appels d’offres, publics notamment, intègrent des indicateurs RSE. Il existe un référentiel RSE spécifique au transport et à la logistique. Le référentiel et le questionnaire d’autodiagnostic associé sont téléchargeables sur le site de France logistique., certifications (ex. : livraison silencieuse).
Ces leviers agissent sur l’efficacité globale du système logistique urbain.